Les surfaciens de la côte des Épées connaissent peu les Kuo-Toa car les membres de cette espèce se risquent rarement en dehors de leurs étranges cités souterraines. En fait, même ceux qui connaissent leur existence ont souvent tendance à confondre avec toutes sortes d'espèces pourtant fort différentes, telles les ondins, les sahuagins, les troglodytes, les marids, ou encore les hommes lézards.
Avant que les humains ne les repoussent dans les entrailles de Féérune, les Kuo-Toa habitaient le long des côtes et sur les îles de la surface. Nul ne sait plus aujourd'hui ce qui provoqua ce conflit à l'origine de cet exil forcé, dont même la datation fait encore débat. Exilés dans les Profondeurs, les Kuo-Toa, encore peu habitués à l'obscurité permanente et affaiblis par la guerre qu'ils venaient de mener, ne tardèrent pas tomber sous le joug des illithids, des créatures vicieuses que les surfaciens connaissent mieux sous le nom de flagelleurs mentaux. Quand l'empire illithid s'effondra, les Kuo-Toa retrouvèrent un semblant de liberté et fondèrent leurs propres cités. Mais après des générations à servir de cobayes pour les expériences psioniques de leurs maîtres, les Kuo-Toa avaient développé une forme de folie dont ils ne se sont toujours pas débarrassé à ce jour.
Beaucoup d'érudits émettent l'hypothèse qu'après avoir été esclaves tant d'années, les Kuo-Toa se sont dotés de leurs propres maîtres en créant leurs divinités de toutes pièces et en accordant le contrôle de la communauté aux grands prêtres. Cette thèse, pour plausible qu'elle soit, n'explique pas d'où les grand prêtres tirent leurs pouvoirs divins. Mais peut être que les Kuo-Toa pourraient tenir le même discours sur les dieux et les prêtres de la surface ? Après tout, la folie n'est qu'affaire de perspective.


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